Où shopper le bon mec ?

love panda

Ça commence : oui, j’ai bien écrit "shopper" avec un "s". Petit mélange franco-anglais que tu utilises peut être aussi quand tu as envie de "chopper" un mec et que ça sonne un peu comme une histoire de shopping dans ta petite tête.

C’est fou comme on a parfois l’impression que tout s’achète, tout se consomme, même les relations humaines.

Tellement vrai qu’aujourd’hui les Japonais dévorés par leur vie professionnelle n’ont même plus le temps d’avoir de vrais amis et se mettent à louer les services d’amis à l’heure pour les accompagner au ciné, au restau ou pour une balade. Triste réalité. On peut même se louer un petit ami qui fera bonne figure devant papa-maman et les rassurera quant à notre avenir sentimental ! (Faut dire aussi que là-bas, il est très mal considéré d’être encore célib passé 30ans et que les a priori sur ta santé mentale fleurissent comme les sakuras au printemps !)

Nous aussi en occident on se sent parfois seuls. Heureusement pour le moment on n’achète pas encore de tels services amicaux (quoi que certains paient pour bénéficier d’options diverses et variées sur des sites de rencontres amicales comme ovs…). En fait je vois surtout du positif à l’utilisation du net comme ouverture sur le monde et sur les autres. J’en suis hyper convaincue, le net ça ne nous transforme pas en vilaine petite bête recluse derrière son ordi 24h/24 mais au contraire nous permet de faire de belles rencontres et de partager tellement ! Bref, revenons-en à nos moutons et à nos histoires de grands méchants loups.

Pas si simple de faire LA bonne rencontre. Déjà juste "une" belle rencontre, ça commence à relever du parcours du combattant. Un mec normal (sans schizophrénie ni dédoublement de personnalité ni tout autre trouble psychiatrique plus ou moins supportable), gentil, capable de s’exprimer distinctement et de façon agréable, blablablabla bla bla… ça devient très rare. Ou alors ils sont tous déjà pris, ou alors on a un truc qui les fait fuir (et qui malheureusement attire les détraqués comme un tue-mouche).

je n’en reviens toujours pas d’avoir des projets avec quelqu’un d’aussi génial… On se connaissait superficiellement depuis un bon moment déjà et puis j’ai tenté une approche et un restau avec lui, un peu juste comme ça, pour voir.

Je sais, ça n’est pas franchement romantique. C’est juste ce qui s’est passé tout simplement. On a tout de suite accroché à partir du moment où on a vraiment commencé à parler l’un avec l’autre. Au point de ne plus vouloir se quitter.

Mais rien, rien ne l’aurait laissé présager. D’autant plus que j’en avais plus que soupé des sites de rencontres en tous genres. C’est la loi de la jungle qui y règne. Le plus fort remportera la plus jolie gazelle et attention aussi aux duck faces qui cherchent à piéger les innocents lapereaux de la veille !

Tellement la jungle que certains tentent d’y mettre de l’ordre. Avant il y avait les comparateurs d’agences de voyage ou d’assureurs, maintenant il y a "Site de Rencontre Sérieux" qui tente de mettre un peu d’ordre entre les meetic, adopte un mec (un roux, un barbu, un ours…), Attractive World et compagnie.

site-de-rencontre-serieux

La distinction du site entre les "agences de rencontres" et les "agences matrimoniales" m’a fortement fait sourire. Sous-entendu, les secondes seraient plus axées sur des rencontres sérieuses, dans le but de relations stables, alors que dans la première on trouverait un peu de tout et surtout plus de rencontres Olé-olé. Hum-hum, moui. Pas sûre que le distinguo soit toujours très objectif (Heu pourquoi Adopte Un Mec est-il dans les "matrimoniales" et "Meetic affinity" dans les "agences de rencontres", mystère).

Ils ont même une page Hellocoton au pseudo évocateur de l’attrape-coeur ! Du coup le petit truc rigolo en plus du site, c’est de publier régulièrement des articles en tout genre (et même quelques quizz) autour de l’amour, des rencontres virtuelles (pour qu’elles deviennent réelles), de la séduction et une rubrique courrier des lecteurs (toujours bien pour se sentir moins seule et avoir les réponses aux questions qu’on n’ose pas toujours poser!).

Je ne sais toujours pas où et comment on fait pour "shopper" le bon mec, mais tu peux toujours t’amuser à traîner par là-bas pour voir s’il y a un site qui te convient ou faire comme moi : ne plus y croire et avoir un méga gros coup de bol !!!

L’espion qui aimait le zythum

J‘ai immédiatement repéré tes grandes mains à la fois robustes et d’une élégance rare.

À dire vrai, rien en toi ne me semblait quelconque et n’aurait pu me laisser indifférente.

Immédiatement tes petits airs de malfrat faussement angélique m’ont séduite ; imperceptible boum qui a réveillé mon cœur endormi.

Vivante à nouveau, vibrante d’espoir, je me réveillais à la vie et à ces désirs oubliés d’une sexualité sauvage et intense.

Immanquablement, inexorablement, tristement, de magique et vivifiante, l’histoire s’est ternie, devint si banale et sans avenir.

Ordinaire chronique d’une rencontre éphémère parmi tant d’autre à travers ce vaste univers.

Les petites robes vermillons et les délicats traits de noir mascara sont devenus bien fades et incapables à te retenir…

En vain, en pure perte je me voulais belle pour toi.

Même la sincérité la plus grande et toute mon affection n’aurait pu suffire.

Même les caresses les plus douces n’auraient pu t’enivrer au point de te retenir ; on ne retient pas un prédateur, il vous chasse, vous êtes sa proie, on n’inverse pas l’ordre établi de la nature…

Et voilà, parti à milles lieues de moi, invisible à mes yeux, ta présence entêtante continue à m’obséder…

Naturellement tout cela doit te sembler bien puéril et bien dérisoire.

Tu te moques certainement de moi comme d’une vulgaire va-nu-pieds t’importunant au seuil de ta gloire, de tes ambitions de carrière, de tes nombreux plaisirs, de tes belles conquêtes

Envie malgré tout de te revoir une dernière fois, que tu me goutes encore comme une mirabelle au souvenir brûlant.

Ne serait-ce que pour t’étreindre une dernière fois, mordre et sucer ta bouche charnue une fois de plus.

Voir une dernière fois ton visage, tenir encore une fois tes mains entre les miennes.

Immanquablement plonger mes yeux dans  les tiens et pouvoir enfin te dire au revoir à toi aussi…

Eteindre ce stupide feu qui me consume de l’intérieur, me convaincre que ton rôle n’est pas forcément le plus beau de l’histoire…

Devenir moins fleur-bleue, arrêter d’écouter béatement le chant des sittelles au bord de l’eau, me réveiller pour de bon et laisser tous mes souvenirs dans un coffret bien cadenassé.

Enfin cesser de ne vivre que dans mes rêves, ces rêves si protecteurs, si jolis rêves sans risque ni blessure…

Tellement éloignés de la réalité que lentement ils me freinent, aussi nuisibles que des punaises qu’il me faudrait écraser sans remord.

"Oublie-le", "oublie-les tous"… Oublie donc les hommes et commence à vivre, ne serait-ce que pour toi…

Impossible résolution, stupide vœu ; je vous aime trop pour me passer définitivement de vous, c’est là ma faille, ma faiblesse.

Voilà, ceci était ma toute première participation au 70ème défi "Des mots, une histoire" d‘Olivia Billington, que vous pouvez lire à loisir sur son très bon blog littéraire : Désir d’histoire.

La récolte pour Des mots, une histoire 70 était la suivante : coffret – sexualité – moutarde – carrière – punaise – rôle – va-nu-pieds – invisible – irréel – présence – espion – élégance – prédateur – malfrat – vermillon – quelconque – boum – sucer – sittelle (torchepot) – zythum – mirabelle – brevet

  • J’ai bloqué un moment sur "zythum", bière d’orge fermenté fabriquée dans l’ancienne Egypte, ok…
  • la moutarde, espion et sucer et brevet, ha oui tout ça dans un même récit, quand même galère !
  • et impasse totale sur le mot "brevet"…

  • La sittelle, pas de souci, c’est très joli une petite sittelle…

Du besoin de repousser gentiment mais sans blesser

Question qui me taraude depuis hier soir et qui pointe son nez très occasionnellement dans ma vie :

"Comment repousser gentiment un mec qui ne vous plait pas ?"

Mais alors zéro, de chez zéro attirance. Le type plutôt gentil que vous pouvez juste envisager comme un pote et avec qui vous avez l’absolue certitude que même saoule et ivre de désespoir après une rupture houleuse vous n’en voudrez pas, pour rien au monde, parce que dans votre tête sa tête évoque juste celle du pote, d’un ami, d’une connaissance et POINT BARRE.

Photographie de la californienne Theresa Knudson et de son chat Fluffy

Ce genre de choses ne m’arrive pas souvent. C’est sans doute pour cette raison que je ne sais pas très bien comment procéder.

La première fois il me semble que c’était au collège. Je me souviens très bien du garçon. Un petit rondouillard rigolo à lunette et oreilles décollées. (Oui je sais ce n’est pas gentil comme description, mais c’est comme ça que je le voyais avec mes yeux de gamine de onze ans.) C’était le meilleur ami du garçon qui sortait avec ma meilleure amie. Et forcément elle, elle avait droit aux honneurs du p’tit beau gosse ! Là j’ai crassement ignoré tous ces messages maladroits. Vlan !

Plus tard le même genre d’histoire au lycée. Moi complètement raide dingue du canon de la classe et là encore c’est son pote pas terrible qui tente plus ou moins maladroitement sa chance avec moi. Haaarrrgghhhh au secours, pas question, hors de question !!! En plus sur le coup je me suis demandée si c’était pour se foutre de moi (et de leur pote en même temps) que les garçons de la classe avaient imaginé ce mauvais plan. En tous cas, ce fut une histoire limite humiliante pour le type rejeté car je crois que j’ai eu (sans le vouloir) des paroles blessantes (et je m’en suis voulue encore longtemps après, une fois avoir "compris" ce qui c’était passé).

Me demandez pas le lien des photos avec ce que je raconte, il n'y en a pas !

Bref beaucoup de temps ont passé. Et jusqu’à récemment je n’avais plus eu à me poser ce genre de questions.

Ça a recommencé avec celui que j’appelle Marathon-man, passé deux trois soirées ensemble pour finalement arriver une nouvelle  fois à la certitude que nous deux c’était juste impossible, NO WAY, rien en commun, rien à partager. Vient alors le moment où il faut l’annoncer. Et quand je sens une attente en face de moi, aussi minime soit-elle, j’ai peur de blesser et de faire mal. Je déteste repousser les gens. Mais bon, je ne suis pas là pour éponger toute la misère sentimentale du monde non plus !! Faut pas déconner non mais, sans blague. Sur le moment j’ai trouvé une excellente excuse : "Laisse tomber, je suis encore amoureuse de mon ex." Ce qui était à cette période un demi-mensonge. J’étais (et je suis) encore attachée à mon ex (Mon Hibou), mais pas au point de renoncer à une belle rencontre si le mec me plait et m’attire ! Enfin, ça Marathon-Man il est censé l’ignorer et donc ne pas être vexé, blessé dans son amour-propre.

Et là rebelote. Ah non, vraiment je n’aime pas ça. Hier j’attends mon amie en terrasse, elle a un peu de retard (des soucis avec son appart et son préavis de départ…) et seule je me fais aborder par un groupe de trois garçons. Ça tombe bien, y en a un qui a l’air à mon goût. On discute tranquillement, ça se confirme, sympa le gars (ces potes aussi, mais pas mon kiff les loulous). Mon amie arrive, on finit tous par sympathiser et passer une bonne soirée. Jusque là tout va bien, très bien. Et patatras, y en a un qui fout tout en l’air. Au début je fais semblant de ne pas comprendre où il veut en venir (ého c’est pas à moi qu’il va me la faire à l’envers!!) et puis finalement je me retrouve encore à raconter un mensonge "Non mais, tu vois, je suis pas libre dans ma tête. " Et patati et patata, blabla…

Je ne peux quand même pas décemment dire les yeux dans les yeux : "Tu ne m’attires pas, t’es bien gentil, mais non franchement je ne ressens rien et je sais à l’avance que je ne ressentirai jamais quoi que ce soit, tu ne me plais pas." Certes, ce serait la "vérité, mais aïe, je n’aimerais pas qu’on me sorte des mots pareils !!!

Aucun lien, mais photos très chouettes, non ?

Non franchement, vous faites comment-vous pour repousser quelqu’un sans être blessante, mais en restant honnête ????

Et le pompon de la soirée, c’est que le type que j’appréciais apprécie surtout mon amie (qui est une très jolie fille, très enthousiaste et souriante, une fille en or, je l’adore!).

Zut, flûte quoi et crotte de caniche !!!

 Voilà j’ai poussé mon cri, ça va mieux maintenant !